Un Premier Prototype du SillonR Sort de Terre !

Dans cet article je vous présente mon premier prototype du Sillon’R (graveur de disque vinyle) et vous propose en écoute mes premiers résultats de gravure !

Les derniers mois ont été riches en apprentissage. Un pas après l’autre j’ai surmonté les obstacles pour arriver à ce premier prototype … Enfin !

 

La tête de gravure se déplace sur un axe à l’aide de tiges lisses et d’une filetée. Son entrainement est fait par un moteur pas à pas 12V à faibles vibrations pour ne pas perturber la gravure.

Ce moteur, commandé par l’intermédiaire d’un driver et d’une carte électronique Arduino, peut être réglé avec précision pour ajuster l’écartement entre les sillons et donc augmenter notre temps d’enregistrement. Je peux graver environ 3 minutes de son sur un format CD, presque le double sur une face de 45 trs. J’utilise des CD pour réaliser des tests car avant d’être des supports de stockage digitaux, ce sont également de bonne plaque de polycarbonate d’1mm d’épaisseur !

Une manette permet de garder la tête de gravure en position relevé pendant les préparatifs puis de la descendre doucement en position de gravure. La pression de la tête de gravure sur le disque est ajustée par un contre-poids réglable.

 

Le chariot transportant la tête de gravure peut être débrayé pour être déplacé de façon manuelle. On peut alors rapidement placer la tête de gravure en position pour graver divers format 7″, 12″, CDr et surtout faire revenir le chariot en position de départ en fin de gravure. Le système de débrayage permet un gain de temps conséquent dans le procédé de gravure.

Une platine vinyle avec un entrainement direct au couple élevé (High Torque) est nécessaire pour servir de tour au graveur. Je me sers personnellement d’une Numark TTX pouvant tourner à 33, 45 et 78 rpm. Les gravures sont faites en temps réelle, mais le pitch +/- 50% de la platine rend envisageable la gravure en vitesse /2.

La gravure est effectuée par embossage (sans extraction de copeaux) avec une pointe conique de tungstène (coûtant une dizaine d’euros). Elle vient s’emmancher dans un porte outil et peut être retirée sans avoir à démonter ma tête de gravure. L’embossage permet de graver uniquement en mono. La séparation des canaux n’est pas possible avec ce procédé (ou alors vraiment difficile à atteindre). La qualité sonore par embossage est pour le moment LoFi, mais je travaille à l’améliorer et tendre vers le Hifi. Ma tête de gravure pourra ensuite être adaptée pour fonctionner en « cutting » : gravure avec retrait de matière et création de copeaux en utilisant un diamant ou un saphir.

J’utilise également un lampe IR chauffante pour assister la gravure en rendant le plastique plus ductile.

Je travaille aujourd’hui sur un DAW pour créer un filtre d’égalisation propre à ma tête de gravure afin de compenser sa fréquence de résonance et augmenter les aiguës de mes enregistrements. Fonctionnant avec un ampli de 2x40W, je suis limité pour atteindre de haute fréquence et un volume élevé.

Je mets au point un nouveau système permettant d’ajuster l’angle de coupe du stylus en orientant ma tête de gravure. Pour cela je modélise, crée et test de nouvelles pièces imprimées en 3D. Il est utile de pouvoir ajuster l’angle car chaque pointe possède son propre et optimal angle de gravure.

Voici maintenant un extrait gravé en écoute ainsi que le fichier original pour vous permettre de comparer en tout honnêteté !

Clique ! ->      GRAVURE RIP             //              ORIGINAL

Un deuxième extrait, musique de mes amis de labotanique. Vous pouvez écouter leur EP – L’aventure des plantes sur leur Bandcamp.

 GRAVURE l’aventure des plantes

 

 

Merci d’avoir lu jusqu’ici ! N’hésitez pas à poser vos questions en commentaire.

Une réponse

Commentaires clos.